2ᵉ Festival du Film Judiciaire
Du 18 au 21 novembre 2026
Le Festival du Film Judiciaire d’Alès est né l’an dernier d’une volonté partagée : donner à voir de la Justice une image différente par le prisme de la culture et tout particulièrement du cinéma. Le succès de l’an passé nous a conduit cette année à proposer une édition enrichie de nombreuses nouveautés.
Ainsi, du 18 au 21 novembre, quatorze séances seront proposées au Capitole, au Cineplanet, à la Médiathèque Alphonse Daudet d’Alès et au lycée du Vigan, à destination des scolaires en journée et de tous les publics en soirée. Chaque projection sera suivie d’un échange avec des professionnel·les de l’institution judiciaire, dans une logique pédagogique.
Et toutes les séances sont gratuites : il n’y a rien d’autre à faire que de pousser la porte !
Nous remercions ceux et celles qui ont rendu cette édition possible. Bon Festival.
Simon Lanes, Président du tribunal judiciaire d’Alès
Antoine Leclerc, Délégué général d’Itinérances
Informations pratiques
Réservation
04 66 30 24 26
Séances gratuites.
Lieux
Médiathèque Alphonse Daudet, rue Edgar quinet
Capitole, place de l’Hôtel de ville
Cineplanet, place des Martyrs de la Résistance
Cité Scolaire André Chamson, Le Vigan
Séances adaptées handicaps sensoriels
Dans le but d’offrir un accès facilité au plus grand nombre, certaines séances sont disponibles aux personnes porteuses de handicaps sensoriels.
En partenariat avec l’association JAHCA, nous proposons des casques d’audio-description pour les personnes aveugles et malvoyantes, des boucles magnétiques de cou pour les personnes appareillées et un sous-titrage pour les personnes sourdes et malentendantes.Les séances sont repérées sur le programme par ces logos :
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Renseignements / réservation des casques et gilets vibrants (nombre limité) : accessibilite@itinerances.org
Exposition
Des droits de l’Homme aux droits de l’enfant
Médiathèque Alphonse Daudet, Du vendredi 6 au dimanche 22 novembre
Vernissage : Jeudi 5 novembre, 16hPrésentée par l’association Défense des Enfants International (DEI – Délégation gardoise)
Pour s’initier à la culture des droits de l’enfant et à la citoyenneté mondiale
Séances scolaires
Mercredi 18 novembre
9h30 – Capitole
Programme de courts métrages (Ce qui appartient à César de Violette Gitton et La Fugue de Jean-Bernard Marlin)
9h30 – Le Vigan
Touchées d’Alexandra Lamy
Jeudi 19 novembre
9h30 – Capitole
La Fille au bracelet de Stéphane Demoustier
14h15 – Capitole
Douze hommes en colère de Sidney Lumet
Vendredi 20 novembre
9h30 – Capitole
10ᵉ chambre – Instants d’audience de Raymond Depardon
14h15 – Capitole
Julie se tait de Leonardo Van Dijl
Mercredi 18 novembre, 14h
Médiathèque Alphonse Daudet
Gratuit
Ma vie de Courgette
Suisse/France, 2015, 1h06 – Animation
Réalisation : Claude Barras
Avec les voix de : Gaspard Schlatter, Sixtine Murat, Paulin Jaccoud
En présence de l’association Défense des Enfants International
(DEI – Délégation gardoise)
À voir à partir de 10 ans
Courgette, petit garçon de 9 ans, rejoint un foyer pour enfants qui, comme lui, « n’ont plus personne pour les aimer ». Personne ? C’est oublier Simon, Ahmed, Jujube, Alice et Béatrice qui ont tous et toutes une histoire aussi dure qu’ils et elles sont tendres. Quand on a 10 ans et des tas d‘aventures à vivre si bien entouré, l’espoir d’un nouveau départ n’a rien d’un rêve lointain.
« Des copains résistent au malheur grâce à l’humour et à l’amitié. Un film poétique et porteur d’espoir, réalisé par Claude Barras et scénarisé par Céline Sciamma. Entre la poésie intimiste d’un Tim Burton et la force sociale d’un Ken Loach en herbe, Claude Barras pétrit le malheur pour lui donner la forme, éclatante et joyeuse, de l’espoir. Et c’est bouleversant, à n’importe quel âge. »
Télérama
Mercredi 18 novembre, 20h
Capitole
Gratuit
Douze hommes en colère (Twelve Angry Men)
États-Unis, 1957, 1h37 – VOSTF
Réalisation : Sidney Lumet
Interprétation : Henry Fonda, Martin Balsam, John Fiedler, Lee J. Cobb
Ours d’or au Festival International du Film de Berlin 1957
À voir à partir de 14 ans
Un jeune homme d’origine modeste est accusé du meurtre de son père et risque la peine de mort. Le jury composé de douze hommes se retire pour délibérer et procède immédiatement à un vote : onze votent coupable, or la décision doit être prise à l’unanimité. Le juré (Henry Fonda) qui a voté non-coupable, sommé de se justifier, explique qu’il a un doute et que la vie d’un homme mérite quelques heures de discussion. Il s’emploie alors à les convaincre un par un.
« Premier film, premier coup de maître : avec ce film, sorti en 1957, le jeune réalisateur Sidney Lumet innovait doublement. Par une prouesse technique d’abord : exemple paroxystique du huis clos, son film confronte un jury de douze hommes dans un espace unique, et presque en temps réel. Mais aussi par son propos, vibrant plaidoyer pour une justice plus égalitaire, toujours d’une effrayante actualité cinquante ans après la sortie du film. »
Critikat
Jeudi 19 novembre, 20h
Capitole
Gratuit
Saint Omer 
France, 2022, 2h02
Réalisation : Alice Diop
Interprétation : Kayije Kagame, Guslagie Malanda, Valérie Dréville
César 2023 du meilleur premier film
À voir à partir de 14 ans
Rama, jeune romancière, assiste au procès de Laurence Coly à la cour d’assises de Saint Omer. Cette dernière est accusée d’avoir tué sa fille de quinze mois en l’abandonnant à la marée montante sur une plage du nord de la France. Mais au cours du procès, la parole de l’accusée, l’écoute des témoignages font vaciller les certitudes de Rama et interrogent notre jugement.
« Quasi huis clos judiciaire, le film ne cherche pas à élucider le fait divers tragique, mais s’emploie aussi à sonder la fascination qu’il a suscité auprès du public. »
Libération
Vendredi 20 novembre, 20h
Cineplanet
Gratuit
Dossier 137
France, 2025, 1h56
Réalisation : Dominik Moll
Interprétation : Léa Drucker, Jonathan Turnbull, Mathilde Roehrich
César 2026 de la meilleure actrice pour Léa Drucker
César 2026 des Lycéens
En présence de Stéphane Hardouin, Magistrat, Directeur de l’Inspection général de la police nationale
À voir à partir de 16 ans
Le dossier 137 est en apparence une affaire de plus pour Stéphanie, enquêtrice à l’IGPN, la police des polices. Une manifestation tendue, un jeune homme blessé par un tir de LBD, des circonstances à éclaircir pour établir une responsabilité. Mais un élément inattendu va troubler Stéphanie, pour qui le dossier 137 devient autre chose qu’un simple numéro.
« Plus encore qu’à l’exercice du film-dossier, Dominik Moll s’attaque ici au « film d’après ». Le spectre de La Nuit du 12 rôde dans les bureaux de l’inspection générale de la police nationale où s’enracine Dossier 137 : le récit d’une investigation s’efforce encore d’éclairer le revers politique d’une effusion de violence. »
Les Cahiers du cinéma
Samedi 21 novembre, 10h
Médiathèque Alphonse Daudet
Gratuit
Je vais te tuer
France, 2025, 52 min – Documentaire
Réalisation : Karine Dusfour
Autorisée exceptionnellement à filmer des procès pour violences intrafamiliales, Karine Dusfour dévoile les mécanismes du contrôle coercitif, stratégie systémique destinée à assujettir l’autre, dont les victimes sont très majoritairement des femmes.
« Ce qui est intéressant dans le contrôle coercitif, c’est la stratégie de l’agresseur. La façon dont se met en place l’ensemble des mécanismes, notamment de microcontrôles, de microsurveillances, dans le but de contrôler, minorer, isoler, dévaloriser, capter, fatiguer, dénigrer, contraindre. » Les mots sont ceux de Gwenola Joly-Coz, magistrate engagée contre les violences faites aux femmes, filmée par Karine Dusfour dans l’exercice de ses fonctions en tant que première présidente de la cour d’appel de Poitiers
Le Monde
Samedi 21 novembre, 12h
Médiathèque Alphonse Daudet
Gratuit
Au rythme des parloirs
France, 2025, 52 min – Documentaire
Réalisation : Pascal Ayala
En présence de Pascal Ayala
Au rythme des parloirs nous emmène à la Maison d’Accueil des Familles et des Enfants de Détenus (MAFED) à Laval. Dans ce lieu discret, des bénévoles ouvrent la porte à celles et ceux venu·es rendre visite à un·e proche incarcéré·e. Entre attente, absence et retrouvailles, le film observe les gestes du quotidien, les paroles échangées et les silences partagés.
« Documentaire intimiste, Au rythme des parloirs, par son écriture délicate et sensible, prend le temps d’aller à la rencontre des familles et enfants de détenus, qui trouvent un havre de paix grâce à la Mafed, association dont les bénévoles les accueillent. Le temps qui passe, les paroles échangées, l’attente, sont autant de balises parsemées dans le fi lm sur cette réalité-là, et cela le rend très touchant. »
Atmosphères 53
Samedi 21 novembre, 14h
Médiathèque Alphonse Daudet
Gratuit
Ernest et Célestine
France, 2012, 1h20 – Animation
Réalisation : Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier
Avec les voix de : Lambert Wilson, Pauline Brunner, Anne-Marie Loop
À voir à partir de 5 ans
Dans le monde conventionnel des ours, il est mal vu de se lier d’amitié avec une souris. Et pourtant, Ernest, gros ours marginal, clown et musicien, va accueillir chez lui la petite Célestine, une orpheline qui a fui le monde souterrain des rongeurs. Ces deux solitaires vont se soutenir et se réconforter, et bousculer ainsi l’ordre établi…
« Il est de ces films sans âge, que l’on apprécie de sept à soixante-dix-sept ans, avec un même élan d’amour pour des personnages maladroits, pour un univers enchanteur, pour un propos à la fois naïf et juste. Ernest et Célestine est de ceux-là. »
Critikat
Samedi 21 novembre, 20h
Cineplanet
Gratuit
Un triomphe

France, 2020, 1h46
Réalisation : Emmanuel Courcol
Interprétation : Kad Merad, David Ayala, Lamine Cissokho, Pierre Lottin
À voir à partir de 12 ans
Un acteur en galère accepte pour boucler ses fins de mois d’animer un atelier théâtre en prison. Surpris par les talents de comédien des détenus, il se met en tête de monter avec eux une pièce sur la scène d’un vrai théâtre. Commence alors une formidable aventure humaine. Inspiré d’une histoire vraie.
« Emmanuel Courcol s’est inspiré d’un documentaire relatant l’aventure incroyable mais vraie d’un metteur en scène suédois ayant connu le succès dans les années 1980 en montant la pièce de Beckett avec des prisonniers. Résultat : une comédie à la fois cocasse et émouvante qui, par ailleurs, donne l’occasion à Kad Merad, alias Étienne, d’incarner l’un des meilleurs rôles de sa carrière. »
Marianne








